À la fenêtre, où la nuit s’engouffre
Erika Burkart
Traduit de l’allemand par Monica Constandache
ISBN 9782889682645
€ 20.00
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À la fenêtre, où la nuit s’engouffre
| Auteur | |
|---|---|
| Parution | |
| Format | 14 x 20,5 cm |
| Nombre de pages | Env. 256 pages |
| Reliure | broché |
| ISBN | 9782889682645 |
Un ouvrage intime et profondément littéraire, d’une importante écrivaine suisse allemande, à la frontière du journal, de l’autobiographie et de la prose poétique.
Dans À la fenêtre, où la nuit s’engouffre, notes réunies de manière posthume par son mari Ernst Halter, Erika Burkart rassemble ses souvenirs, ses rêves et ses méditations pour composer un véritable paysage intérieur. À travers les images de son enfance argovienne, de sa famille et de la maison natale, elle interroge le passage du temps, la mémoire et la disparition. La nature – arbres, jardins, animaux, saisons, lumière – occupe une place essentielle, mais elle est toujours le signe d’une réalité plus profonde, spirituelle et mystérieuse. L’autrice revient également sur l’amour, la mort, Dieu, la création artistique et le pouvoir de la langue, qui permet de préserver quelque chose de ce qui autrement serait voué à l’effacement. Les scènes très concrètes de l’enfance alternent ainsi avec des réflexions d’une grande densité poétique et philosophique. À mesure que l’âge avance, le livre devient aussi une méditation poignante sur la fragilité des souvenirs et sur ce que l’écriture peut encore sauver.
Née à Aarau en 1922, Erika Burkart est l’une des grandes voix de la littérature suisse alémanique du XXe siècle. Après une formation d’institutrice, elle enseigne durant une dizaine d’années avant de se consacrer entièrement à l’écriture à partir du milieu des années 1950. Poète avant tout, mais également autrice de récits et de proses, elle construit une œuvre abondante où la nature, le paysage et la maison natale deviennent les lieux d’une interrogation sur l’existence. Elle passe l’essentiel de sa vie dans la maison du Kapf, près d’Aristau en Argovie, ancienne résidence d’été des abbés de Muri, et partage sa vie avec l’écrivain Ernst Halter. Son univers littéraire associe l’observation très concrète du monde naturel à une méditation sur l’enfance, la mémoire, l’amour, la mort, le sacré et les pouvoirs de la langue. Publiée dès 1953 avec Der dunkle Vogel, elle fait paraître pendant plus d’un demi-siècle de nombreux recueils de poésie ainsi que plusieurs œuvres en prose. Son œuvre reçoit de nombreuses distinctions, notamment le prix Gottfried-Keller en 1992 et le Grand Prix Schiller en 2005. Elle meurt à Muri en 2010. Ses archives sont aujourd’hui conservées aux Archives littéraires suisses à Berne.



















