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Parution2008
Nombre de page64 pages
Reliureagrafé
Dimension24.5x32.5 cm
Contenuillustrations couleur
ISBN9782884745895

FACES 66 - Enseignes

automne 2008

Collectif

Au XVIIIe siècle, une catégorie de la théorie de l’architecture tournait à plein régime : celle de convenance. Elle désignait la part de décoration adaptée au rang du « propriétaire », qui pouvait ainsi montrer, voire exhiber le gradient exact de sa position dans la hiérarchie des honneurs ou des faveurs en vogue dans l’ancien régime. De cette couche de décorum, que reste-t-il aujourd’hui ? Un peu plus mélangé peut-être, un peu moins conventionné sans doute, le désir d’une considération affichée continue de marquer l’esprit de l’architecture, même la plus modeste. La différence, c’est que le phénomène semble-t-il relève plus aujourd’hui de la sociologie que de l’esthétique. Encore que la distinction ne soit pas toujours d’une évidence absolue. Ainsi, il y a une espèce d’édifices qui combinent dans leur nature la double vertu d’être et d’apparaître au plus haut degré de la distinction. Ce sont les édifices que nous qualifions d’enseigne. Enseigne, plus qu’emblème, voici pourquoi. L’emblème est une figure symbolique, un ornement habituellement rapporté (embléma : figure avec une devise). Alors que l’enseigne est le signe même, l’indice en acte, en exercice de désigner. Ainsi le bâtiment-enseigne est un bâtiment certes emblématique, mais plus encore un insigne géant, un signe de ralliement, comme une immense pancarte qui s’autodésigne, au titre par exemple de siège social ou de bureau d’entreprise soucieuse de reconnaissance.

Paolo Amaldi, Djamil Beloucif, Adrien Besson, Tarramo Broennimann, Hatem Fekkak, Anna Klingmann, Philippe Meyer, Raphaël Nussbaumer, Andreas Scheiwiller, Cyrille Simonnet et Bruno Vayssière ont participé à cette publication